X, Y, Z… Une question de génération ?

X, Y, Z… Une question de génération ?

Lévavi s’est penché sur une étude récente, réalisée par Ipsos fin 2017 pour la plateforme Revolution@Work, sur le futur du travail et les attentes des salariés dans plusieurs pays. Des chiffres qui mettent en avant le rapport nouveau qu’entretient la fameuse « génération Z » au monde du travail.

 

Après « X » et « Y », la génération Z désigne les personnes nées après 1995. Selon une étude récente, la vision et le rapport au travail de cette jeune génération va imposer un renouveau du management et de ses pratiques.

 

Alors que 64% des jeunes français estiment qu’exercer plusieurs activités professionnelles en même temps sera la norme dans une dizaine d’années, près de la moitié des interrogés privilégie le statut de « free-lance » (indépendant) voire d’intérimaire, refusant ainsi de s’engager à long terme dans une entreprise : se dirige-t-on vers la fin du sacro-saint CDI ?

 

En tout cas, ceux qu’on a longtemps appelé un peu négativement les « slashers » seront recrutés à la carte selon les projets, et ces travailleurs de demain enchaîneront les missions et les employeurs. Ainsi on peut être à la fois community manager, rédacteur web et blogueur. « Il semble acquis aux yeux d’une large majorité que, non seulement on s’éloigne des parcours traditionnels où une personne faisait carrière chez un seul employeur, mais que l’emploi de demain sera par nature fragmenté. » explique Jean-Baptiste Aloy, directeur exécutif au sein du pôle études RH d’Ipsos.

 

Plutôt qu’« instables », les membres de la génération Z sont « libres » : ils font du mouvement leur art de vivre, en recherchant des aventures et le bonheur dans leurs futurs jobs. Face à la nécessaire adaptation aux contraintes du marché du travail (augmentation du nombre d’embauches en CDD, taux de chômage élevé, apparition de nouveaux métiers…) et à l’évolution de leurs aspirations quant à leur mode de vie (meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle), les jeunes travailleurs, loin d’être « infidèles » ou « désengagés » de l’entreprise, se montrent en fait plus exigeants à l’égard de l’entreprise et choisissent délibérément celle qu’ils souhaitent intégrer, en adéquation avec leurs aspirations. 

 

On passe d’une fidélité « absolue » et « subie » des générations plus anciennes, à une fidélité « choisie » de la génération Z qui entretient un rapport à l’entreprise plus équilibré. L’entreprise n’est plus un lieu de travail, elle devient pour eux un lieu de vie au sein duquel ils souhaitent s’épanouir en présence de leurs pairs. Ainsi la fidélité à l’entreprise est intimement liée à la volonté d’être heureux au travail. D’où l’apparition de nouvelles fonctions telles que « Chief Happiness Officer» ou « Feel Good Manager » pour développer et partager le sentiment de bien-être des salariés, sources de performance durable

 

Avec l’arrivée de la génération Z sur le marché du travail, une nécessaire adaptation des politiques RH dans les outils et les pratiques s’impose. Les jeunes candidats, qui entrent tout juste sur le marché du travail, sont à la fois ultra-connectés et en quête de sens. La transformation de leur rapport au travail, la pénurie des talents et le turnover grandissant sont au cœur des enjeux stratégiques des ressources humaines.

 

Au-delà des questions d’« alphabet » (X, Y, Z…), qui peut constituer des repères pour les recruteurs et DRH, chez Lévavi  on considère que si les entreprises prenaient le temps de mieux connaître vraiment chacun leurs collaborateurs, ce genre d’ « étiquettes » seraient sans doute superflu…

 

Pour en savoir plus :

 

Paru le : 22/05/2018

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